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AVC
À vos risques. Contenu éducatif, il ne remplace pas un médecin. Vérifiez les numéros et les règles du pays où vous êtes. Ils changent. Avant de vous appuyer sur ces fiches, faites-les relire par un professionnel de santé ou un spécialiste de la sécurité incendie. Avertissement
Faites ceci tout de suite
Appelez le 112 dès que vous soupçonnez un AVC. Dites le mot AVC et l'heure où les symptômes ont commencé.
Un AVC, c'est un vaisseau du cerveau bouché ou rompu. Sans traitement, environ deux millions de neurones meurent chaque minute. Les traitements capables d'inverser les dégâts n'agissent que dans les premières heures. Tout se joue contre la montre.
Étape par étape
- Faites le test FAST. Visage : demandez un sourire, un coin de la bouche tombe. Bras : demandez de lever les deux, un redescend. Parole : demandez une phrase simple, elle sort pâteuse ou sans suite. Temps : un seul signe suffit pour appeler le 112 sans attendre.
- Dites AVC à l'opérateur et donnez l'heure exacte du début des symptômes, ou la dernière fois où la personne allait bien. L'hôpital choisit le traitement d'après cette heure.
- Asseyez ou allongez la personne, tête et épaules légèrement surélevées. Gardez-la immobile et calme.
- Desserrez tout ce qui serre au cou. Retirez une prothèse dentaire mal fixée.
- Ne donnez rien à manger, à boire ni à avaler. Un AVC paralyse souvent la déglutition, et ce qui reste en bouche peut finir dans les poumons.
- Si elle perd connaissance mais respire normalement, mettez-la en position latérale de sécurité, côté faible en dessous, et surveillez sa respiration.
- Si les symptômes disparaissent au bout de quelques minutes, appelez quand même. Un épisode passager annonce souvent l'AVC complet, parfois à quelques heures près.
À ne jamais faire
- Ne donnez pas d'aspirine. Infarctus et AVC demandent ici le contraire, et l'aspirine aggrave un AVC hémorragique.
- N'attendez pas que ça passe, et ne laissez personne vous dire qu'une sieste arrangera tout.
- Ne la laissez pas conduire et ne conduisez pas vous-même. L'ambulance prévient l'unité neurovasculaire en route.
Appelez les secours si
- Un visage qui tombe, un bras faible ou une parole pâteuse, même légers, même si cela a cessé.
- Un mal de tête soudain, atroce, jamais ressenti, ou une perte soudaine de la vue, de l'équilibre ou de la compréhension.
- Une confusion soudaine ou un engourdissement d'un seul côté chez quelqu'un qui allait bien il y a quelques minutes.
Questions fréquentes
Les symptômes ont disparu. On y va quand même ?
Oui, tout de suite. Un épisode passager veut dire qu'un caillot s'est dissous seul. Beaucoup d'AVC complets surviennent dans les heures ou les jours qui suivent. C'est le seul avertissement que vous aurez.
Quelle différence avec un infarctus ?
Un infarctus fait en général mal, un AVC en général non. L'AVC se voit à une fonction perdue : visage, bras, parole, vue. Et pour l'aspirine, c'est l'inverse : aucune en cas d'AVC.
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Sources et normes
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