Emergency Cards FR

France · 2026-07-26

Que faire d'abord

Toutes les fiches sur une page, à imprimer en livret pour le frigo, l'atelier ou la boîte à gants.

Numéros d'urgence

  • 112Numéro d'urgence unique en Europe
  • 15SAMU, urgences médicales en France
  • 18Sapeurs-pompiers
  • 17Police et gendarmerie
  • 114Urgences par SMS, pour les personnes sourdes ou malentendantes
  • 196Secours en mer
  • 115Samu social, personnes sans abri

Numéros d'urgence

À vos risques. Contenu éducatif, il ne remplace pas un médecin. Vérifiez les numéros et les règles du pays où vous êtes. Ils changent. Avant de vous appuyer sur ces fiches, faites-les relire par un professionnel de santé ou un spécialiste de la sécurité incendie.

Faites ceci tout de suite

Composez le 112. Il marche dans tous les pays de l'UE, depuis un téléphone verrouillé et sans crédit. En France, il faut une carte SIM active.

  1. Dites d'abord où vous êtes : rue et numéro, commune, un repère visible, une borne kilométrique ou la position GPS du téléphone.
  2. Résumez en une phrase ce qui s'est passé. Une chute, un incendie, un accident, une douleur dans la poitrine.
  3. Dites combien de personnes sont blessées, et si quelqu'un est inconscient ou ne respire pas.
  4. Donnez votre numéro de téléphone, pour qu'on puisse vous rappeler si la ligne coupe.
  5. Ne raccrochez pas. L'opérateur vous dira quand l'appel est fini.
  6. Suivez ses consignes à la lettre, y compris le massage cardiaque s'il vous demande de commencer.
  7. Envoyez quelqu'un au bord de la route guider les secours, et déverrouillez portes et portails.
  • Ne raccrochez pas tant que l'opérateur ne vous y autorise pas.
  • N'appelez pas pour une simple question médicale. Le 116 117 existe pour la médecine de garde.
  • Ne comptez pas sur un autre appel. Demandez à voix haute si quelqu'un a appelé, et faites-le confirmer.

Réanimation cardiaque

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Pas de respiration normale ? Appelez le 112, puis appuyez fort et vite au milieu de la poitrine, 100 à 120 fois par minute.

  1. Regardez d'abord s'il y a un danger pour vous : circulation, électricité, feu, gaz.
  2. Criez, secouez la personne par les épaules. Pas de réaction, elle est inconsciente.
  3. Basculez la tête en arrière, soulevez le menton. Regardez et écoutez dix secondes au plus : la respiration est-elle normale ?
  4. Appelez le 112, mettez le haut-parleur et envoyez quelqu'un chercher le défibrillateur le plus proche.
  5. Posez le talon d'une main au centre de la poitrine, l'autre main par-dessus. Comprimez de cinq à six centimètres, 100 à 120 fois par minute. Laissez la poitrine remonter complètement entre deux compressions.
  6. Si vous êtes formé et à l'aise, donnez deux insufflations toutes les trente compressions. Sinon, faites seulement les compressions.
  7. Si vous pouvez, relayez-vous toutes les deux minutes. Continuez jusqu'à l'arrivée des secours ou jusqu'au réveil de la personne.
  • Ne cherchez pas le pouls. Pour un non-professionnel, c'est peu fiable et ça fait perdre du temps.
  • Ne craignez pas de casser des côtes. Les côtes guérissent, un cerveau privé d'oxygène non.
  • Si vous êtes seul, ne laissez pas la personne pour aller chercher un défibrillateur.

Étouffement

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Demandez fort : vous étouffez ? Si la personne ne peut pas répondre, donnez tout de suite cinq claques vigoureuses entre les omoplates.

  1. Demandez : vous étouffez ? Si la personne parle ou tousse fort, ne faites rien d'autre que l'encourager à tousser. Une toux efficace vaut mieux que tout ce que vous pourriez faire.
  2. Si la toux est silencieuse ou si elle ne peut plus respirer, placez-vous sur le côté, un peu en arrière. Soutenez sa poitrine d'une main et penchez-la en avant.
  3. Donnez jusqu'à cinq claques sèches entre les omoplates, avec le talon de la main. Après chacune, regardez si l'objet est sorti.
  4. Sans résultat, placez-vous derrière elle, un poing juste au-dessus du nombril, saisi par l'autre main. Tirez sèchement vers vous et vers le haut, jusqu'à cinq fois.
  5. Alternez cinq claques dans le dos et cinq compressions abdominales jusqu'à ce que l'objet sorte.
  6. Si la personne s'effondre, allongez-la au sol, appelez le 112 et commencez tout de suite la réanimation. Les compressions poussent aussi l'air contre l'objet.
  7. Après toute compression abdominale, faites examiner la personne par un médecin, même si elle se sent bien.
  • Ne fouillez pas la bouche à l'aveugle avec le doigt : vous enfonceriez l'objet. Ne retirez que ce que vous voyez clairement et pouvez saisir.
  • Pas de compressions abdominales chez une femme enceinte ni chez un nourrisson. Pour la femme enceinte, compressions thoraciques. Pour le nourrisson, claques dans le dos en alternance avec des compressions thoraciques.
  • Ne laissez jamais seule une personne qui s'étouffe, même pour aller chercher de l'aide.

Infarctus

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Appelez le 112 tout de suite. Installez la personne mi-assise et empêchez-la de bouger.

  1. Appelez le 112 tout de suite et dites douleur thoracique, pour que l'opérateur envoie la bonne équipe.
  2. Installez la personne mi-assise, le dos appuyé, les genoux pliés. Ne la laissez pas marcher.
  3. Desserrez les vêtements au cou et à la taille, ouvrez une fenêtre.
  4. Demandez si elle a un spray ou des comprimés de nitrés prescrits, et aidez-la à prendre son propre traitement.
  5. Si l'opérateur le conseille, et si la personne est pleinement consciente et non allergique, elle peut croquer lentement un comprimé d'aspirine de 300 mg.
  6. Restez près d'elle, rassurez-la, notez l'heure où la douleur a commencé.
  7. Si elle perd connaissance et ne respire plus normalement, commencez tout de suite la réanimation.
  • Ne la conduisez pas vous-même à l'hôpital. Le SAMU commence le traitement en route.
  • Ne lui donnez rien à manger ni à boire, sauf ses propres médicaments.
  • Ne la laissez ni marcher jusqu'à la voiture ni monter des escaliers.

AVC

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Appelez le 112 dès que vous soupçonnez un AVC. Dites le mot AVC et l'heure où les symptômes ont commencé.

  1. Faites le test FAST. Visage : demandez un sourire, un coin de la bouche tombe. Bras : demandez de lever les deux, un redescend. Parole : demandez une phrase simple, elle sort pâteuse ou sans suite. Temps : un seul signe suffit pour appeler le 112 sans attendre.
  2. Dites AVC à l'opérateur et donnez l'heure exacte du début des symptômes, ou la dernière fois où la personne allait bien. L'hôpital choisit le traitement d'après cette heure.
  3. Asseyez ou allongez la personne, tête et épaules légèrement surélevées. Gardez-la immobile et calme.
  4. Desserrez tout ce qui serre au cou. Retirez une prothèse dentaire mal fixée.
  5. Ne donnez rien à manger, à boire ni à avaler. Un AVC paralyse souvent la déglutition, et ce qui reste en bouche peut finir dans les poumons.
  6. Si elle perd connaissance mais respire normalement, mettez-la en position latérale de sécurité, côté faible en dessous, et surveillez sa respiration.
  7. Si les symptômes disparaissent au bout de quelques minutes, appelez quand même. Un épisode passager annonce souvent l'AVC complet, parfois à quelques heures près.
  • Ne donnez pas d'aspirine. Infarctus et AVC demandent ici le contraire, et l'aspirine aggrave un AVC hémorragique.
  • N'attendez pas que ça passe, et ne laissez personne vous dire qu'une sieste arrangera tout.
  • Ne la laissez pas conduire et ne conduisez pas vous-même. L'ambulance prévient l'unité neurovasculaire en route.

Hémorragie

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Appuyez fort des deux mains directement sur la plaie et ne relâchez pas.

  1. Mettez des gants ou un sac plastique s'ils sont à portée, mais ne retardez pas la pression pour les chercher.
  2. Appuyez directement sur la plaie avec un tissu propre, un t-shirt ou la main nue. Appuyez fort.
  3. Appelez le 112, ou faites appeler quelqu'un pendant que vous continuez d'appuyer.
  4. Allongez la personne et surélevez ses jambes si elle est pâle, froide ou sur le point de s'évanouir.
  5. Si le sang traverse, ajoutez du tissu par-dessus et continuez d'appuyer. Ne retirez pas la première couche.
  6. Si un membre saigne toujours abondamment, posez un garrot haut et serré au-dessus de la plaie. Serrez jusqu'à l'arrêt du saignement et notez l'heure.
  7. Gardez la personne au chaud sous un manteau ou une couverture, et parlez-lui sans arrêt.
  • Ne retirez pas un objet planté dans la plaie. Calez autour et appuyez à côté.
  • Ne desserrez pas un garrot une fois posé. Seul un soignant peut le faire.
  • Ne prenez ni ficelle fine ni fil de fer comme garrot. Ils cisaillent le membre sans arrêter le flux artériel.

Perte de connaissance

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Secouez et criez. Aucune réaction ? Basculez la tête et vérifiez la respiration. Respiration normale : position latérale de sécurité. Pas de respiration : réanimation.

  1. Vérifiez le danger, puis criez et secouez fermement la personne par les épaules.
  2. Pas de réaction : basculez la tête en arrière, soulevez le menton et vérifiez pendant dix secondes au plus si la respiration est normale.
  3. Respiration normale : appelez le 112, puis mettez la personne sur le côté, en position latérale de sécurité.
  4. Agenouillez-vous à côté. Placez le bras proche à angle droit, paume vers le haut. Amenez la main opposée contre sa joue proche, pliez le genou opposé et roulez la personne vers vous en tirant sur ce genou.
  5. Une fois sur le côté, rebasculez la tête en arrière pour garder les voies aériennes libres et laisser s'écouler ce qui est dans la bouche.
  6. Vérifiez la respiration chaque minute. Si elle s'arrête ou devient un hoquet, remettez la personne sur le dos et commencez la réanimation.
  7. Couvrez-la d'un manteau ou d'une couverture. Si elle doit rester ainsi plus de trente minutes, tournez-la sur l'autre côté.
  • Ne glissez rien sous la tête d'une personne inconsciente allongée à plat et ne lui donnez pas à boire. Les deux ferment les voies aériennes.
  • Ne croyez pas qu'une personne ivre dort simplement. Inconscient, c'est inconscient, et vomir sur le dos tue dans tous les cas.
  • Ne déplacez pas une personne inconsciente après une chute de hauteur ou un accident, sauf si elle vomit ou cesse de respirer. Dans ce cas, les voies aériennes passent avant la colonne.

Brûlures

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Tenez la brûlure sous l'eau courante fraîche pendant vingt minutes pleines. Commencez tout de suite, le temps compte plus que tout le reste.

  1. Éloignez la personne de la chaleur et éteignez les vêtements en feu : elle doit s'arrêter, se coucher et rouler, ou vous étouffez les flammes avec une couverture.
  2. Tenez la brûlure sous l'eau courante fraîche, environ 15 à 25 degrés, pendant vingt minutes pleines. Pas de glace, pas d'eau glacée.
  3. Pendant ce temps, retirez bagues, montres et vêtements amples près de la brûlure avant que ça gonfle. Laissez en place tout ce qui colle à la peau.
  4. Une fois la brûlure refroidie, couvrez-la sans serrer avec du film alimentaire déroulé à plat, non enroulé, ou avec un linge propre qui ne peluche pas.
  5. Gardez le reste du corps au chaud. Refroidir une grande brûlure refroidit tout le corps, et les enfants se refroidissent vite.
  6. Appelez le 112 pour toute brûlure étendue ou profonde, et donnez de petites gorgées d'eau en attendant.
  7. Prenez toute brûlure électrique ou chimique au sérieux. Pour un produit chimique, rincez bien plus de vingt minutes.
  • Ne mettez ni beurre, ni huile, ni dentifrice, ni glace, ni crème sur une brûlure fraîche. Tout sauf l'eau fausse l'évaluation et aggrave les dégâts.
  • Ne percez pas les cloques. C'est le pansement stérile que le corps a déjà fabriqué.
  • N'arrachez pas un vêtement collé à la brûlure. Découpez autour et laissez le reste à l'hôpital.

Fractures

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Laissez le membre dans la position où vous l'avez trouvé et soutenez-le.

  1. Empêchez la personne de bouger et calmez-la. Asseyez-la ou allongez-la dans la position la plus confortable.
  2. Soutenez le membre blessé avec la main, ou avec des vêtements roulés calés de chaque côté.
  3. Appelez le 112 pour une fracture de jambe, de hanche, de colonne ou de bassin, pour une fracture ouverte, et pour toute blessure que la personne ne peut pas soutenir elle-même.
  4. Couvrez une plaie ouverte d'un pansement propre et appuyez doucement à côté de l'os, jamais dessus.
  5. Appliquez du froid à travers un tissu, vingt minutes au plus, pour limiter le gonflement. Jamais de glace sur la peau nue.
  6. Vérifiez les doigts ou les orteils au-delà de la blessure. S'ils sont froids, bleutés, insensibles ou sans pouls, c'est une urgence : dites-le à l'opérateur.
  7. Ne donnez rien à manger ni à boire, au cas où il faudrait une anesthésie.
  • Ne repoussez pas un os à sa place et ne redressez pas un membre déformé.
  • Ne laissez pas marcher une personne dont la jambe, la hanche ou le bassin est peut-être fracturé.
  • Ne déplacez pas quelqu'un dont la colonne ou le cou est peut-être touché, sauf danger immédiat.

Hypothermie

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Mettez la personne à l'abri du froid et du vent, à distance du sol froid. Retirez ses vêtements mouillés et enveloppez-la de couches sèches, la tête couverte.

  1. Emmenez la personne dans un endroit sec, à l'abri du vent, et isolez-la du sol. Le sol froid prend la chaleur plus vite que l'air froid.
  2. Retirez les vêtements mouillés, découpez-les si besoin, et enveloppez la personne de couches sèches, de couvertures ou d'une couverture de survie, tête et cou couverts.
  3. Appelez le 112 pour toute personne qui a cessé de frissonner, ou qui est confuse, maladroite ou somnolente. C'est une hypothermie modérée, qui ne se corrige pas toute seule.
  4. Donnez des boissons chaudes et sucrées seulement si elle est pleinement consciente et peut avaler. Pas d'alcool : il dilate les vaisseaux de la peau et fait fuir la chaleur du centre du corps.
  5. Réchauffez d'abord le tronc : poitrine, dos, aisselles, aine. Bouillottes enveloppées dans un tissu, contact corps à corps sous des couvertures, pièce chauffée.
  6. Manipulez une personne très refroidie avec douceur et gardez-la allongée à plat. Un mouvement brusque peut déclencher, sur un cœur froid, un trouble du rythme mortel.
  7. Si elle perd connaissance, vérifiez la respiration une minute au plus, car elle peut être très lente. Ne commencez la réanimation que si elle est absente. Continuez longtemps : les corps froids survivent à de longues réanimations.
  • Ne donnez jamais d'alcool, et ne frottez ni ne massez jamais les membres. Les deux repoussent le sang froid de la périphérie vers le centre et peuvent arrêter le cœur.
  • Ne mettez jamais une personne très refroidie dans un bain chaud ni près d'une source de chaleur directe. Le réchauffement doit être doux et partir du centre.
  • Ne déclarez jamais morte une personne froide. On n'est mort que lorsqu'on est chaud et mort : cette décision revient à l'hôpital.

Coup de chaleur et épuisement par la chaleur

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Sortez la personne de la chaleur, allongez-la, rafraîchissez-la à l'eau et à l'air en mouvement, et donnez de petites gorgées d'eau si elle est pleinement consciente.

  1. Amenez la personne à l'ombre ou dans une pièce fraîche, allongez-la et surélevez un peu les jambes.
  2. Retirez les vêtements en trop et rafraîchissez la peau : vaporisez ou épongez à l'eau et ventilez, avec des poches de froid enveloppées dans un tissu au cou, aux aisselles et à l'aine.
  3. Si elle est pleinement consciente, donnez de l'eau ou une boisson isotonique par petites gorgées régulières, pas des litres d'un coup.
  4. Revoyez son état après trente minutes. Dans l'épuisement par la chaleur, l'amélioration doit être nette. Sinon, traitez comme un coup de chaleur et appelez le 112.
  5. Coup de chaleur : peau chaude avec confusion, démarche titubante, convulsion ou perte de conscience qui s'installe. Appelez le 112 tout de suite et dites coup de chaleur.
  6. En attendant, refroidissez énergiquement avec la méthode sûre la plus rapide : immersion dans l'eau fraîche jusqu'au cou pour un jeune en bonne forme, eau en continu et ventilation pour tous les autres.
  7. Si elle perd connaissance mais respire normalement, mettez-la en position latérale de sécurité, continuez à refroidir et surveillez sa respiration.
  • Ne donnez jamais rien à boire à une personne confuse ou somnolente. Le liquide finirait dans les poumons, pas dans l'estomac.
  • Ne donnez jamais de médicament contre la fièvre, comme le paracétamol ou l'ibuprofène, pour un coup de chaleur. Ce n'est pas une fièvre, ils n'aident pas et surchargent le foie et les reins.
  • Ne laissez jamais personne, enfant, adulte ou animal, dans une voiture garée, et ne croyez jamais qu'une victime de coup de chaleur peut simplement se reposer. Le temps presse.

Morsures et piqûres

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Après toute piqûre ou morsure, surveillez la bouche et la respiration pendant les premières minutes. Visage ou langue qui gonflent, sifflement en respirant, malaise : appelez le 112 tout de suite.

  1. Piqûre d'insecte : si un dard d'abeille est visible, grattez-le sur le côté avec un ongle ou une carte. Lavez à l'eau et au savon, refroidissez à travers un tissu. Piqûre dans la bouche ou la gorge : glace à sucer, et appelez le 112.
  2. Surveillez l'allergie pendant trente minutes : urticaire qui s'étend, lèvres ou yeux gonflés, oppression dans la poitrine, sifflement, vomissements ou malaise. Un seul de ces signes impose le 112. Utilisez d'abord le stylo auto-injecteur d'adrénaline de la personne, sur la face externe de la cuisse.
  3. Tique : saisissez-la avec une pince fine au ras de la peau et tirez d'un geste continu et droit. Lavez, notez la date, et consultez si un cercle rouge s'étend ou si de la fièvre apparaît dans les semaines qui suivent.
  4. Morsure d'animal ou d'humain : lavez abondamment à l'eau courante et au savon pendant plusieurs minutes, couvrez, et voyez un médecin le jour même. Les morsures s'infectent en profondeur, il faut vérifier la rage et le tétanos.
  5. Morsure de vipère européenne : appelez le 112, gardez la personne calme et immobile, immobilisez le membre au niveau du cœur, retirez bagues et montres, et marquez au stylo le bord du gonflement avec l'heure.
  6. Méduse : rincez à l'eau de mer, jamais à l'eau douce, retirez les filaments avec une pince ou le bord d'une carte, puis, si possible, de l'eau chaude contre la douleur.
  7. Refroidissez les gonflements à travers un tissu. Contre les démangeaisons, donnez l'antihistaminique habituel de la personne si elle est pleinement consciente. Ne photographiez l'animal que sans risque et s'il est en liberté.
  • N'incisez pas, n'aspirez pas et ne posez pas de garrot sur une morsure de serpent, et ne poursuivez pas le serpent pour le tuer. Tout cela aggrave les choses, et l'hôpital n'a pas besoin de l'animal.
  • Ne pincez jamais un dard d'abeille avec les doigts ou une pince : vous injecteriez le reste du venin. Grattez-le.
  • Ne brûlez pas une tique, ne l'étouffez pas sous l'huile et ne la tordez pas avec les doigts. Une tique stressée vomit dans la plaie.

Noyade

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Ne sautez pas à l'eau pour la rejoindre. Tendez une perche ou une branche, lancez un objet flottant, et appelez le 112.

  1. Criez pour alerter les autres, appelez le 112 et gardez les yeux sur la personne. En eau libre, repérez un point fixe sur la rive opposée, aligné avec elle.
  2. Depuis la terre ferme, tendez une perche, une branche, une serviette ou une pagaie, en restant allongé pour ne pas être entraîné.
  3. Si tendre ne marche pas, lancez une bouée, une corde, une glacière, un bidon vide, tout ce qui flotte. Dites à la personne de s'y accrocher et de battre des jambes.
  4. N'entrez dans l'eau qu'en tout dernier recours, si vous êtes un nageur solide. Emportez un flotteur et approchez par l'arrière.
  5. Une fois la personne hors de l'eau, vérifiez sa réaction et sa respiration. Si elle ne respire pas normalement, donnez d'abord cinq insufflations, puis trente compressions pour deux insufflations. Dans la noyade, les insufflations comptent.
  6. Si elle respire mais ne réagit pas, mettez-la en position latérale de sécurité pour laisser l'eau s'écouler, retirez ses vêtements mouillés et couvrez-la chaudement.
  7. Toute personne sortie de l'eau doit voir un médecin, même si elle se sent bien. L'eau inhalée peut enflammer les poumons des heures plus tard.
  • Ne nagez jamais vers une personne paniquée sans flotteur entre vous deux. Quelqu'un qui se noie vous poussera sous l'eau pour grimper.
  • N'appuyez jamais sur le ventre et ne suspendez jamais la personne la tête en bas pour vider l'eau. Cela fait perdre du temps et provoque des vomissements dans les poumons.
  • Ne plongez jamais dans une eau inconnue ou peu profonde, et ne poursuivez jamais seul, le long de la berge, une personne emportée par le courant sans avoir appelé d'abord.

Électrisation

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Coupez le courant au disjoncteur ou débranchez la prise. Tant que le courant passe, ne touchez pas la personne.

  1. Coupez le disjoncteur, débranchez la prise ou faites couper l'alimentation. C'est la première chose à faire, avant toute autre.
  2. Pour la haute tension ou les lignes aériennes, restez à vingt mètres au moins et attendez le gestionnaire du réseau. La tension forme des arcs et se propage dans le sol.
  3. Quand le courant est coupé, et que vous en êtes sûr, regardez si la personne réagit et respire normalement.
  4. Appelez le 112 et dites électrisation, pour que le rythme du cœur soit surveillé.
  5. Si la respiration n'est pas normale, commencez la réanimation et utilisez le défibrillateur dès qu'il arrive.
  6. Refroidissez les brûlures vingt minutes sous l'eau courante fraîche, puis couvrez sans serrer avec un linge propre qui ne peluche pas ou du film alimentaire.
  7. Cherchez la seconde brûlure à l'endroit où le courant est ressorti, souvent à la main ou au pied.
  • Ne touchez ni la personne ni rien de ce qu'elle touche tant que le courant n'est pas coupé.
  • Pas d'eau sur un circuit sous tension, ni près de lui.
  • Ne laissez personne rentrer chez soi sans examen après un passage de courant dans le corps. Le cœur peut lâcher des heures plus tard.

Incendie

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Donnez l'alerte, faites sortir tout le monde, et n'appelez qu'une fois dehors, à l'abri.

  1. Criez pour donner l'alerte et actionnez le déclencheur manuel, s'il y en a un.
  2. Faites sortir tout le monde par l'itinéraire d'évacuation balisé, et aidez ceux qui en ont besoin.
  3. Restez bas. L'air le plus frais et le plus clair est près du sol.
  4. Fermez les portes derrière vous. Une porte fermée fait gagner de longues minutes.
  5. Prenez l'escalier. Jamais l'ascenseur.
  6. Appelez le 112 de dehors. Donnez l'adresse, dites ce qui brûle et si quelqu'un est encore à l'intérieur.
  7. Allez au point de rassemblement et restez-y, pour qu'on ne vous croie pas disparu.
  • Ne retournez pas chercher des affaires, un téléphone ou un animal.
  • Pas d'eau sur de l'huile en feu, ni sur un appareil électrique sous tension.
  • Touchez la porte du dos de la main. Si elle est chaude, ne l'ouvrez pas : prenez un autre chemin et faites signe à la fenêtre.

Extincteurs

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N'attaquez qu'un feu plus petit que vous, tant que la sortie reste libre derrière vous et que l'extincteur convient à ce qui brûle.

  1. Lisez les classes avant d'en avoir besoin. A : solides comme le bois et le tissu. B : liquides. C : gaz. D : métaux. F : huiles et graisses de cuisine.
  2. Choisissez l'agent selon le feu. L'eau ne traite que le A. La mousse, le A et le B. La poudre, le A, le B et le C, donc la plupart des feux domestiques. Le CO2, le B et le matériel électrique. L'agent chimique humide, le F, la poêle en feu.
  3. Retirez la goupille et faites un jet bref d'essai avant d'approcher.
  4. Visez la base des flammes, pas la fumée. Le feu vit en bas, là où le combustible rencontre l'air.
  5. Pressez et balayez d'un côté à l'autre le long de la base, en avançant lentement. Gardez la sortie dans votre dos tout du long.
  6. Flammes éteintes, surveillez l'endroit. Les braises se rallument, restez prêt à recommencer, et aérez les nuages de poudre et de CO2.
  7. Si l'extincteur est vide et que quelque chose brûle encore, fermez la porte dessus, sortez et appelez le 112. Vous avez eu votre essai.
  • Jamais d'eau ni de mousse sur un équipement électrique sous tension, et jamais d'eau sur de l'huile ou de la graisse en feu. Dans le premier cas, on s'électrocute. Dans le second, une boule de feu jaillit.
  • Ne tenez jamais le cornet métallique d'un extincteur CO2. Il descend à moins soixante-dix degrés et gèle la peau au contact.
  • Ne tournez jamais le dos à un feu que vous venez d'éteindre, et ne laissez jamais le feu se placer entre vous et la porte.

Fuite de gaz et monoxyde de carbone

À vos risques. Contenu éducatif, il ne remplace pas un médecin. Vérifiez les numéros et les règles du pays où vous êtes. Ils changent. Avant de vous appuyer sur ces fiches, faites-les relire par un professionnel de santé ou un spécialiste de la sécurité incendie.

Faites ceci tout de suite

Si vous sentez le gaz, ne touchez à aucun interrupteur et n'approchez aucune flamme. Ouvrez fenêtres et portes en sortant, fermez le robinet général s'il est sur votre chemin, et n'appelez que de dehors.

  1. Odeur de gaz : arrêtez-vous et ne touchez à rien d'électrique. Pas d'interrupteur, pas de sonnette, pas de bouton d'ascenseur, pas d'appel depuis l'appartement.
  2. Ouvrez fenêtres et portes en allant vers la sortie, pour que le gaz se dilue au lieu de s'accumuler.
  3. Fermez le robinet général de gaz s'il est sur votre chemin, au compteur ou à la bouteille.
  4. Faites sortir tout le monde. Frappez du poing aux portes des voisins sans sonner, puis appelez de dehors le 112 et l'urgence gaz.
  5. Monoxyde de carbone : pensez-y quand plusieurs personnes et des animaux se sentent mal en même temps dans la même pièce, avec maux de tête, nausées, vertiges ou confusion qui s'atténuent dehors.
  6. Faites sortir tout le monde tout de suite à l'air libre, comptez-les et appelez le 112. Dites monoxyde de carbone, pour que l'équipe apporte le détecteur.
  7. Personne ne rentre avant que les pompiers aient mesuré et libéré les lieux. La chaudière, le poêle ou le conduit en cause reste coupé jusqu'au passage d'un technicien.
  • N'actionnez jamais un interrupteur, n'allumez jamais une flamme et ne démarrez jamais une voiture là où ça sent le gaz. Éteindre la lumière fait la même étincelle que l'allumer.
  • Ne dormez jamais dans une pièce où fonctionne un chauffage à combustion, un barbecue au charbon ou un groupe électrogène, et ne laissez jamais un moteur tourner dans un garage fermé.
  • Ne coupez jamais un détecteur de CO qui sonne sous prétexte que vous vous sentez bien. Sortez d'abord, doutez ensuite : les faibles doses trompent.

Produits chimiques

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Faites ceci tout de suite

Éloignez-vous du produit en remontant le vent, puis rincez à grande eau la peau ou l'œil touché.

  1. Éloignez-vous avec les autres, contre le vent et en hauteur, hors des vapeurs, et empêchez quiconque d'entrer.
  2. Appelez le 112 et donnez le nom du produit, si vous pouvez le lire à distance sûre.
  3. Retirez les vêtements contaminés, en les découpant plutôt qu'en les faisant passer par la tête.
  4. Rincez la peau touchée sous l'eau courante, vingt minutes au moins.
  5. Rincez l'œil touché du coin interne vers l'extérieur, vingt minutes au moins, paupière maintenue ouverte. Retirez les lentilles si cela ne prend que quelques secondes.
  6. En cas d'ingestion, rincez la bouche et ne donnez que de petites gorgées d'eau, uniquement si la personne est pleinement consciente. Puis appelez le centre antipoison.
  7. Gardez l'étiquette, la fiche de données de sécurité ou une photo de l'emballage, et remettez-les à l'équipe de secours.
  • Ne faites pas vomir. Les produits corrosifs brûlent une seconde fois en remontant.
  • N'essayez pas de neutraliser un acide avec une base, ni l'inverse.
  • N'entrez pas dans un espace clos ou dans un nuage de vapeurs pour sauver quelqu'un si vous n'avez pas d'appareil respiratoire.

Accident industriel

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Entrez dans le bâtiment en dur le plus proche, fermez fenêtres et portes, coupez la ventilation et allumez le canal officiel. Ne roulez pas vers la fumée.

  1. Alarme, explosion ou odeur étrange qui se répand : entrez tout de suite dans le bâtiment en dur le plus proche. Mieux vaut s'abriter que courir à travers un nuage.
  2. Fermez fenêtres et portes, coupez la ventilation, la climatisation et le chauffage soufflé, scotchez les grandes fentes. Rassemblez-vous dans une pièce intérieure, à l'étage : la plupart des gaz lourds restent au sol.
  3. Allumez le canal officiel, radio nationale, application d'alerte ou mairie, et suivez exactement les consignes. Les sirènes ont des signaux différents, apprenez ceux de votre commune.
  4. N'appelez le 112 qu'en cas de blessure ou de danger immédiat. Pendant un événement majeur, les lignes doivent rester libres pour ces cas-là.
  5. Si un nuage vous surprend dehors, déplacez-vous perpendiculairement au vent, ni avec lui ni contre lui. Couvrez bouche et nez d'un tissu humide et mettez-vous derrière des murs.
  6. Contamination sur la peau : retirez les vêtements extérieurs dehors, avant d'entrer dans la pièce où vous vous abritez, fermez-les dans un sac et rincez abondamment la peau.
  7. Ne quittez l'abri ou n'évacuez que sur instruction des autorités, par l'itinéraire qu'elles indiquent, pas par le raccourci qui longe l'usine.
  • Ne roulez ni ne marchez jamais vers la fumée, les vapeurs ou le site de l'accident pour regarder ou filmer. La seconde explosion et le nuage qui dérive emportent les curieux.
  • N'utilisez jamais l'ascenseur pendant l'alerte, et n'allumez ni flamme ni cigarette si le rejet peut être inflammable.
  • N'appelez pas sans arrêt les écoles et la famille. Les écoles mettent elles-mêmes les enfants à l'abri, et un message court vaut mieux qu'un réseau saturé.

Accident de la route

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Arrêtez-vous en sécurité après la scène, feux de détresse allumés. Enfilez le gilet haute visibilité avant de sortir, posez le triangle bien en amont.

  1. Garez-vous en amont de la scène si possible, feux de détresse allumés, et enfilez le gilet avant de sortir de la voiture. Posez le triangle loin en arrière, sur autoroute environ 100 mètres ou plus, avant un virage ou une bosse.
  2. Observez avant d'agir : carburant qui fuit, fumée, circulation, câble sous tension, chargement instable. Coupez le contact des voitures accidentées si vous pouvez l'atteindre.
  3. Appelez le 112. Donnez le lieu, le nombre de véhicules, le nombre de blessés, et dites si quelqu'un est coincé ou inconscient, ou si la route est bloquée.
  4. Parlez à chaque victime. Celle qui répond, respire et ne saigne pas abondamment peut attendre. Celle qui ne répond pas passe en premier.
  5. Une personne inconsciente dans une voiture : basculez la tête en arrière avec précaution, là où elle est assise, pour ouvrir les voies aériennes. Ne la sortez que si elle ne respire pas, en cas de feu ou d'eau, puis commencez la réanimation au sol.
  6. Arrêtez les saignements abondants par pression directe, couvrez les plaies, gardez les victimes au chaud et immobiles. Un motard conscient garde son casque.
  7. Tenez la circulation à distance : gardez les personnes indemnes derrière la barrière ou hors de la route, et envoyez quelqu'un guider les secours.
  • Ne sortez jamais quelqu'un d'un véhicule simplement parce que la situation semble mal engagée. On n'extrait qu'en l'absence de respiration, en cas de feu ou d'enfoncement. Sinon, la colonne vertébrale attend les professionnels.
  • Ne retirez jamais le casque d'un motard conscient. Si la réanimation l'impose, faites-le prudemment, à deux personnes.
  • Ne restez jamais entre deux véhicules ni du côté de la circulation de l'épave, et ne laissez personne fumer près de carburant répandu.

Inondations

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Gagnez tout de suite un point haut et tenez-vous à l'écart de l'eau en mouvement.

  1. Dès l'alerte, montez à l'étage ou sur un point haut. N'attendez pas que l'eau arrive.
  2. Coupez l'électricité, le gaz et l'eau aux arrivées principales, si vous pouvez les atteindre au sec et sans risque.
  3. Prenez papiers, médicaments, téléphone chargé, batterie externe et eau potable.
  4. Suivez les alertes officielles de la sécurité civile et de la mairie, dont FR-Alert sur les téléphones, plutôt que les réseaux sociaux.
  5. Au volant, si la route devant vous est sous l'eau, faites demi-tour et cherchez un autre itinéraire.
  6. Si l'eau monte dans le bâtiment, montez encore, mais jamais dans des combles sans fenêtre ni accès au toit.
  7. Ne rentrez pas chez vous avant que les autorités confirment que le bâtiment et l'électricité sont sûrs.
  • N'entrez jamais dans l'eau qui coule, en voiture ou à pied, même si elle paraît peu profonde.
  • Ne touchez ni interrupteurs ni appareils avec les mains mouillées ou les pieds dans l'eau.
  • Ne buvez pas l'eau du robinet après l'inondation tant que les autorités ne l'ont pas déclarée potable.

Tempête et vent violent

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Rentrez avant l'arrivée de la tempête, loin des fenêtres, et restez hors de portée des arbres, des échafaudages et des toitures instables.

  1. Dès l'alerte, rentrez ou attachez tout ce qui bouge : mobilier, trampolines, poubelles. Garez la voiture loin des arbres.
  2. Chargez téléphones et batteries externes, et sachez où trouver votre lampe avant la coupure de courant.
  3. Pendant la tempête, restez à l'intérieur, loin des fenêtres, de préférence dans une pièce intérieure. Gardez enfants et animaux à l'intérieur.
  4. Vous entendez le tonnerre dehors : entrez dans un bâtiment ou dans une voiture au toit rigide. Sans abri, accroupissez-vous dans un creux, pieds joints, loin des arbres isolés, des poteaux, des clôtures et de l'eau.
  5. Reportez vos trajets en voiture. Si la tempête vous surprend, ralentissez fortement, tenez bien le volant pour les rafales, et ne vous arrêtez jamais sous des arbres ou des lignes électriques.
  6. Attendez après le passage du front : la plupart des arbres et des tuiles tombent dans les rafales qui suivent. Considérez tout câble tombé comme sous tension et restez à vingt mètres.
  7. Dégâts sans blessé : appelez la ligne des pompiers, une fois le réseau calmé. Blessés et danger immédiat : le 112 tout de suite.
  • Ne vous abritez jamais sous un arbre pendant un orage, et ne prolongez pas d'une minute la partie de golf, la récolte ou les travaux de toiture.
  • Ne touchez jamais un câble tombé ni rien de ce qu'il touche : fils, clôtures, flaques d'eau.
  • N'allez pas regarder la mer ou la berge d'une rivière pendant une tempête. Chaque année, des vagues emportent des gens depuis les jetées.

Séisme

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Mettez-vous à genoux, protégez votre tête et votre nuque sous une table solide, et tenez bon jusqu'à la fin des secousses.

  1. À l'intérieur : abaissez-vous, abritez-vous sous une table solide ou contre un mur intérieur, accrochez-vous. Restez loin des fenêtres, des miroirs, des étagères et de tout objet haut.
  2. Au lit : restez-y, à plat ventre, un oreiller sur la tête et la nuque. Courir pieds nus sur du verre brisé dans le noir est une mauvaise idée.
  3. À l'extérieur : allez sur un terrain dégagé, loin des bâtiments, des murs, des poteaux et des lignes, et restez-y. En voiture, arrêtez-vous loin des ponts et des bâtiments et restez à l'intérieur.
  4. Une fois les secousses terminées, comptez les personnes, vérifiez les blessures et mettez des chaussures solides. Il y a du verre partout.
  5. Vérifiez le gaz à l'odeur, l'eau et l'électricité. Si ça sent le gaz, coupez le robinet principal, ouvrez les fenêtres, sortez, ne touchez à aucun interrupteur. Laissez le reste coupé jusqu'à vérification.
  6. Attendez-vous à des répliques : elles font tomber ce que la première secousse a déjà ébranlé. Quittez un bâtiment endommagé par l'escalier et n'y retournez pour rien.
  7. Suivez le canal officiel, préférez les SMS aux appels. Sur le littoral, après une secousse longue ou forte, montez tout de suite en hauteur sans attendre d'alerte au tsunami.
  • Ne courez jamais dehors pendant les secousses, et n'utilisez jamais l'ascenseur, ni pendant ni après.
  • Ne vous tenez pas dans l'encadrement d'une porte. C'est une vieille légende : les chambranles modernes ne protègent de rien, et la porte elle-même peut vous frapper.
  • N'allumez ni flamme ni interrupteur après le séisme tant que vous n'êtes pas sûr qu'il n'y a pas de fuite de gaz.

Catastrophes naturelles

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Rentrez, éloignez-vous des fenêtres et allumez le canal d'alerte officiel.

  1. Apprenez comment les alertes officielles vous parviennent. En France, FR-Alert arrive directement sur les téléphones, en plus des sirènes au signal modulé.
  2. Gardez un sac prêt pour 72 heures : eau, nourriture, médicaments, lampe, batterie externe, radio, papiers, espèces et vêtements chauds.
  3. Fixez un point de rencontre pour la famille, et un contact hors de la zone que chacun peut appeler ou à qui il peut écrire.
  4. Séisme : accroupissez-vous, protégez votre tête et restez sous une table solide jusqu'à la fin des secousses. Sortez ensuite calmement, loin des bâtiments.
  5. Tempête : fermez les volets, éloignez-vous des fenêtres et évitez les arbres, les échafaudages et les routes côtières.
  6. Canicule : restez à l'intérieur aux heures les plus chaudes, buvez avant d'avoir soif, prenez des nouvelles des voisins âgés.
  7. Suivez le canal officiel de la sécurité civile et gardez vos appels courts, pour laisser le réseau aux urgences.
  • Ne prenez pas l'ascenseur pendant un séisme, un incendie ou une alerte de coupure de courant.
  • Ne sortez pas pour filmer.
  • N'ignorez pas un ordre d'évacuation sous prétexte que votre maison n'a jamais été inondée ni brûlée.

Sac d'urgence

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Faites ceci tout de suite

Préparez dès aujourd'hui un sac par foyer qui vous permette de tenir 72 heures sans magasins, sans électricité et sans eau du robinet.

  1. L'eau d'abord : trois litres par personne et par jour pour boire et pour l'hygiène de base, trois jours au minimum. Faites-en la réserve et ajoutez un moyen de rendre de l'eau potable, pastilles ou filtre.
  2. De la nourriture qui ne demande pas de cuisson : conserves avec un ouvre-boîte, fruits secs, barres, fruits séchés, aliments pour bébé si besoin, et une gamelle pour l'animal.
  3. Lumière et information : une lampe par personne, des piles de rechange, une batterie externe, et une radio à piles ou à manivelle. Le réseau mobile tombe avant la FM.
  4. Médicaments pour une semaine pour chaque traitement régulier du foyer, plus une trousse de secours, des lunettes de rechange et des copies d'ordonnances.
  5. Papiers et argent : copies des pièces d'identité, assurances, actes et numéros de téléphone clés dans une pochette étanche, et des espèces en petites coupures. Les terminaux de carte tombent en panne avec l'électricité.
  6. Chaleur et hygiène : un change de vêtements, une couche imperméable, des couvertures de survie, du savon, des brosses à dents, du papier toilette, des lingettes, des sacs poubelle et des protections périodiques.
  7. Rangez-le là où vous pouvez le saisir en une minute, dites à tout le foyer où il est, et vérifiez dates et piles chaque printemps et chaque automne.
  • Ne faites pas dépendre le sac de la seule électricité. Chaque appareil alimenté doit avoir une alternative à pile ou à manivelle.
  • Ne le préparez pas pour l'oublier ensuite. L'eau périmée a mauvais goût, et des médicaments périmés ou des piles mortes vous lâcheront au pire moment.
  • Ne comptez pas sur une voiture que vous ne pourrez peut-être pas atteindre, sur du carburant que vous ne trouverez peut-être pas, ni sur un trajet qui ne partira pas.

Évacuation

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Faites ceci tout de suite

Sortez tout de suite par l'issue balisée la plus proche et rejoignez le point de rassemblement.

  1. Partez dès que l'alarme sonne. Ne finissez pas ce que vous faisiez.
  2. Prenez l'issue balisée la plus proche, souvent différente du chemin par lequel vous êtes arrivé.
  3. Aidez toute personne qui en a besoin, et signalez à l'équipier incendie quiconque ne peut pas sortir.
  4. Fermez portes et fenêtres derrière vous, mais seulement si c'est sûr et ne prend que quelques secondes.
  5. Prenez l'escalier. Jamais l'ascenseur.
  6. Rejoignez le point de rassemblement, restez-y et signalez-vous à la personne qui fait l'appel.
  7. Ne rentrez sous aucun prétexte avant que les pompiers ou le responsable déclarent les lieux sûrs.
  • Ne retournez pas chercher des affaires, la voiture ou un collègue que vous croyez encore à l'intérieur. Dites-le plutôt aux secours.
  • Ne vous garez pas et ne stationnez pas là où les secours doivent passer.
  • Ne prenez pas l'exercice pour une blague. Il sert à ce que vos jambes connaissent déjà le chemin.

Sécurité au travail

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Arrêtez le travail, sécurisez la zone et signalez-le. Un travail dangereux ne devient pas sûr parce qu'on le termine.

  1. Lisez l'évaluation des risques de votre poste, en France le document unique. Si vous ne le trouvez pas, demandez-le. Il doit exister et être accessible.
  2. Sachez qui sont les sauveteurs secouristes du travail et les équipiers incendie, et où se trouvent la trousse de secours et le défibrillateur.
  3. Utilisez les équipements de protection fournis. Signalez-les quand ils sont abîmés, absents ou à la mauvaise taille.
  4. Signalez les presque-accidents par écrit. C'est une leçon gratuite, qu'un accident grave vous donnerait autrement.
  5. Si le danger est grave et imminent, arrêtez le travail, alertez vos collègues et prévenez votre responsable. C'est le droit d'alerte et de retrait.
  6. Après un accident, sécurisez les lieux, donnez les premiers secours et écrivez ce qui s'est passé avant que les souvenirs ne changent.
  7. Suivez les formations de sécurité que l'employeur doit assurer pendant le temps de travail, sans frais pour vous.
  • Ne contournez pas un carter, un verrouillage ou une alarme sous prétexte qu'ils ralentissent le travail.
  • Ne travaillez pas en hauteur, en espace confiné ou sur une installation sous tension sans l'habilitation et la formation requises.
  • Ne signez pas une attestation pour une formation que vous n'avez pas suivie.

Conflit armé

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À l'alerte aérienne, gagnez tout de suite l'abri le plus profond que vous pouvez atteindre : une cave, une station de métro, une pièce intérieure sans fenêtre.

  1. Repérez dès aujourd'hui les signaux d'alerte et l'abri le plus proche, et gardez le sac d'urgence et les papiers prêts près de la porte.
  2. À la sirène, descendez tout de suite : cave, parking souterrain, métro. Sans sous-sol, choisissez une pièce intérieure, un couloir ou une salle de bain, à l'étage le plus bas, sans fenêtre, avec deux murs vers l'extérieur.
  3. Dans l'abri, asseyez-vous loin de l'entrée, gardez avec vous le sac, l'eau et la radio, et restez jusqu'à la fin d'alerte officielle, pas seulement jusqu'au silence apparent.
  4. Surpris dehors pendant des frappes : allongez-vous dans un creux, un fossé ou derrière un muret, bouche ouverte, mains sur la tête, loin des véhicules et des façades vitrées.
  5. Ne touchez jamais à des munitions non explosées, des armes abandonnées ou des objets inhabituels, même petits ou d'apparence anodine. Signalez l'endroit à distance.
  6. Gardez un contact hors de la zone que tout le monde peut joindre, convenez de points de rencontre pour la famille, et envoyez des messages courts : le réseau doit rester libre pour les secours.
  7. Ne suivez que les instructions officielles sur les couloirs d'évacuation et les couvre-feux. Gardez papiers et médicaments sur vous, pas dans un sac que vous pourriez perdre.
  • Ne filmez ni ne photographiez jamais des positions militaires, des points de contrôle ou des ouvrages de défense, et ne partagez jamais leur localisation en ligne. Vous vous mettez en danger, et tous ceux qui sont près de vous aussi.
  • N'approchez jamais de restes d'armes à sous-munitions, de mines ou de fils-pièges, et ne laissez jamais des enfants jouer dans des décombres ou des véhicules abandonnés.
  • Ne restez jamais à la fenêtre pour regarder. Le verre et l'onde de pression arrivent plus vite que le son.

Troubles civils

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Faites ceci tout de suite

Quittez les lieux dès les premiers signes, en vous écartant latéralement de la direction de la foule, calmement, le long des murs des bâtiments.

  1. Informez-vous de l'actualité locale avant de sortir, et évitez les rassemblements, les pôles de transport et les places symboliques les jours de tension.
  2. En bordure de foule : partez tout de suite, en diagonale, dans le sens du mouvement puis peu à peu sur le côté, jamais à contre-courant. Marchez, ne courez pas.
  3. Au cœur d'une foule dense : restez debout coûte que coûte, bras levés comme un boxeur pour protéger la poitrine, avancez avec la masse en visant les bords.
  4. Si vous tombez et ne pouvez pas vous relever, recroquevillez-vous sur le côté gauche, protégez la tête et la nuque avec les bras, et relevez-vous dès que la pression se relâche.
  5. Gaz lacrymogène : ne frottez pas, clignez fort des yeux, déplacez-vous face au vent et en hauteur, rincez les yeux à l'eau ou au sérum physiologique du coin interne vers l'extérieur. Retirez vos lentilles de contact dès que possible.
  6. Restez loin des cordons de police, des barricades et de quiconque jette des objets. Ne discutez avec personne et obéissez calmement aux points de contrôle.
  7. Fixez à l'avance un point de rendez-vous avec votre groupe en cas de séparation, et indiquez votre position à quelqu'un à l'extérieur.
  • N'observez jamais depuis le centre, depuis une passerelle au-dessus de la foule ou depuis votre voiture garée sur son passage. Les spectateurs forment une grande part des blessés.
  • Ne ramassez jamais d'objets lancés ni de cartouches de gaz, et ne filmez jamais des affrontements à bout de bras. La caméra fait de vous un participant aux yeux des deux camps.
  • N'empruntez jamais le métro ni les passages souterrains pour traverser une zone d'émeute : être piégé sous terre avec une foule paniquée est la pire position possible.

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